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Formes de « Nous ». Y at -il des individus isolés ? Un des traits saillants de notre début de 21è siècle serait l'effacement des collectifs. L'idéologie néolibérale célèbre l'individu roi, unique et souverain artisan de son destin, tandis... more
Formes de « Nous ». Y at -il des individus isolés ? Un des traits saillants de notre début de 21è siècle serait l'effacement des collectifs. L'idéologie néolibérale célèbre l'individu roi, unique et souverain artisan de son destin, tandis qu'une certaine critique sociale brosse le portrait d'un individu tragiquement isolé face à des dispositifs sociaux, économiques et politiques de domination qui le broient. Si elles divergent dans leur conclusion, ces deux analyses partent d'une même prémisse : le sujet contemporain serait seul face à lui-même et face au pouvoir (l'Etat, la Nation, « l'Empire »). L'effacement des « corps intermédiaires » (syndicats, associations, partis politiques, églises, etc.) expliquerait la résurgence très actuelle de régimes autoritaires voire fascisants. Une pensée « de gauche » bon teint sonne alors le tocsin, en appelant sur un ton de Cassandre à construire du collectif, du « lien social », là où il n'y en aurait plus. Mais cet appel est abstrait, incantatoire et vain. On ne peut construire qu'à partir des pratiques effectives, qu'il convient avant toute chose d'examiner de manière critique. Cet examen conduit à mettre en question le postulat de départ : le collectif n'a peut-être pas autant disparu qu'on voudrait le croire. Dans ce semestre conclusif, des chercheuses et chercheurs venant de multiples horizons analyseront des façons de dire et de faire « nous », dans différents champs de l'activité humaine et sociale (au travail, en politique, en art notamment). Faut-il choisir entre faire nous et dire « je » ? Suffit-il de partager une activité pour faire partie d'un « nous » ? Le collectif s'oppose-t-il au sujet individuel ou au contraire le soutient-il, voire le précède-t-il, y compris quand plus personne ne dit « nous » ? Peut-on ne pas penser de manière collective, ne pas penser à la première personne dite du pluriel ? Etc. La solitude du sujet néolibéral pourrait n'être que l'effet certes très réel, mais surdéterminé et somme toute bien fragile, d'un complexe d'idées fausses. Partant d'une analyse à plusieurs voix de diverses formes de « nous », nous tenterons de dégager des lignes théoriques permettant de fracturer ce complexe.
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The ethical debate on nanotechnology is large and tangled. It is often unclear what the right questions are, nor whether these questions are specific to nanotechnology. This Toolkit does not claim to provide a definitive picture of all... more
The ethical debate on nanotechnology is large and tangled. It is often unclear what the right questions are, nor whether these questions are specific to nanotechnology. This Toolkit does not claim to provide a definitive picture of all options in the ethical debate on nanotechnology. Its aim is to equip the reader with means to frame her own vision of the debate and to sharpen ethical awareness of the parties involved in the development of nanosciences and nanotechnologies.
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